mercredi 6 août 2008

AUTREFOİS LA VİE ETAİT SUPPOSEE ETRE SİMPLE

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Le darwinisme avance que tous les êtres vivants sur terre sont nés non pas dans un certain but ou un certain plan, mais suite à des événements aléatoires. Le premier lien dans cette chaîne d’événements est attribué au premier être vivant apparu au sein de la matière inanimée. Pour discuter de l’existence ou non d’un processus naturel de l’évolution, il faut d’abord démontrer que la vie a pu effectivement émerger par hasard à partir de matière inanimée.

Donc, lorsque nous comparons ce premier “lien” avec les données scientifiques, qu’apparaît-il ? Le hasard peut-il donner naissance à un organisme vivant à partir de matière inanimée ?

Autrefois, on pensait que l’observation et l’expérimentation apportaient une réponse positive à ces questions. On croyait alors que les créatures vivantes pouvaient évoluer spontanément au sein d’une matière inanimée. Mais les observations et les expériences qui semblaient aller dans le sens de ces affirmations étaient extrêmement primitives.

A l’époque de l’Egypte antique, on pensait que le nombre de grenouilles le long du Nil augmentait pendant la saison des pluies parce que le fleuve les générait à partir de boue. Les Egyptiens croyaient que non seulement les grenouilles mais aussi les serpents, les vers et les souris venaient de la boue de la crue du Nil chaque été. Des observations superficielles menèrent à de telles superstitions.

La frontière entre les êtres animés et inanimés n’était pas claire pas seulement du temps de l’Egypte antique. De nombreuses sociétés anciennes païennes considéraient que cette frontière pouvait être facilement traversée. Dans la mythologie hindoue, le monde est né d’une immense goutte ronde de matière appelée prakriti. De cette matière, tous les êtres animés et inanimés ont évolué et y retourneront de nouveau. Anaximandre, ancien élève du philosophe grec Thalès, écrivit dans son livre Sur la nature que les animaux étaient nés d’une sorte de boue bouillante dans la chaleur du soleil.

Toutes ces superstitions provenaient de la croyance selon laquelle les choses vivantes étaient des structures simples. Cette foi fut longtemps maintenue en Europe où la science moderne commença son développement au 16ème siècle. Mais l’idée que la structure de la vie était simple conserva encore son influence pendant près de trois cent ans, parce que les scientifiques ne disposaient pas des moyens d’observer les détails infimes chez les êtres vivants, particulièrement les cellules microscopiques et les minuscules molécules.


Les expériences scientifiques de Louis Pasteur prouvèrent que la vie ne pouvait pas naître de matière inanimée. Le tout premier lien dans la chaîne illusoire de l’évolution proposée par Darwin se brisa ainsi.

Quelques observations et expériences superficielles suffirent à convaincre les scientifiques que la vie était simple. Le chimiste belge Jean Baptiste van Helmont (1577-1644) fit l’expérience de répandre du blé sur une chemise souillée. Il observa par la suite des souris se précipitant autour de la chemise. Il conclut que les souris étaient nées de la combinaison du blé et de la chemise. Le scientifique allemand Athanasius Kircher (1601-1680) mena une expérience similaire. Il versa du miel sur des mouches mortes et vit plus tard d’autres mouches tournoyer autour du miel. Il supposa alors que la combinaison du miel et des mouches mortes produisait des mouches vivantes.


Lazzaro Spallanzani

Des scientifiques plus soigneux furent capables de voir que ces conclusions étaient toutes fausses. Le scientifique italien Francisco Redi (1626-1697) fut le premier à effectuer des expériences contrôlées en la matière. En utilisant la méthode d’isolation, il découvrit que les vers sur la viande n’apparaissaient pas spontanément mais qu’ils provenaient d’œufs laissés par des mouches. Redi prouva que la vie ne pouvait pas émerger de matière inanimée mais uniquement d’une autre forme vivante, un point de vue désormais connu sous le concept de biogenèse. Le nom donné à la génération spontanée de la vie est l’abiogenèse.

La bataille scientifique entre les partisans de la biogenèse et ceux de l’abiogenèse continua jusqu’au 18ème siècle avec John Needham (1713-1781) et Lazzaro Spallanzani (1729-1799). Les deux firent bouillir un morceau de viande et l’isolèrent ensuite. Needham observa l’apparition de vers sur la viande et prit cela pour preuve de l’abiogenèse. Spallanzani répéta la même expérience à la différence qu’il fit bouillir la viande plus longtemps. Ainsi toutes les formes de vie organiques sur la viande furent détruites et par conséquent aucun vers n’apparut sur la viande. Bien que Spallanzani ait invalidé la théorie de l’abiogenèse, nombreux furent ceux qui ne le crurent pas, sous prétexte que Spallanzani avait fait bouillir la viande si longtemps qu’il tua “le pouvoir vital” qu’elle contenait.

Comme Charles Darwin développait sa théorie, la question des origines de la vie était obscurcie par de tels débats. Nombreux étaient ceux qui croyaient que la matière non vivante pouvait générer des bactéries et d’autres germes, si ce n’est des créatures visibles telles que les vers. En 1860, le célèbre chimiste français Louis Pasteur réfuta le principe d’abiogenèse sans pour autant convaincre tout le monde.

Darwin ne s’attacha pratiquement pas à savoir comment la première cellule avait pu naître. Il ne fit aucune mention du sujet dans son livre L’origine des espèces publié en 1859. Même si les expériences de Pasteur lui posaient un problème majeur, il s’attarda à peine sur la question. Sa seule explication de l’origine de la vie était que la première cellule avait pu naître dans une “petite mare chaude”.

Dans une lettre à Joseph Hooker en 1871, Darwin écrivit :


Le livre de Darwin : L’origine des espèces

On dit souvent que toutes les conditions de la première production d’un organisme vivant sont maintenant présentes, qu’elles ont toujours pu être présentes. Mais si nous pouvons concevoir, dans une petite mare chaude avec toutes sortes d’ammoniaque et de sels phosphoriques, de lumière, de chaleur, d’électricité, etc. présents, qu’un composant de protéine ait pu chimiquement être formé et prêt à subir encore d’autres changements plus complexes, en ce jour présent une telle matière serait instantanément dévorée ou absorbée, ce qui n’eut pas été le cas avant la formation des créatures vivantes.7


J.B.S. Haldane
Alexander Oparin

En résumé, Darwin affirmait que si une petite mare chaude contenait les matières premières chimiques nécessaires à la vie, elles pourraient former des protéines qui auraient pu ensuite se multiplier et se combiner pour former une cellule. Par ailleurs, il avançait qu’une telle formation aurait été impossible dans les conditions présentes mais qu’elle aurait pu s’être produite dans des temps reculés.

Ces deux déclarations de Darwin relèvent de la pure spéculation, sans la moindre base scientifique.

Elles n’en inspirèrent pas moins les évolutionnistes qui lui succédèrent et qui allaient entreprendre une tâche infructueuse pendant près d’un siècle.

Cet effort désespéré reposait sur une erreur défendue pendant des siècles, notamment par Darwin, à savoir que la vie n’est qu’un pur hasard et une loi naturelle.

Depuis cette époque, plus d’un siècle s’est écoulé et des milliers de scientifiques ont tenté d’expliquer les origines de la vie en termes d’évolution. Deux scientifiques, le Russe Alexander Oparin et l’Anglais J.B.S. Haldane, tous deux marxistes ouvrirent une nouvelle voie de recherche. Ils élaborèrent la théorie de l’“évolution chimique” stipulant, comme en avait toujours rêvé Darwin, que les molécules – les matières premières de vie – avec l’addition d’énergie avaient évolué spontanément pour former une cellule vivante.

Au milieu du 20ème siècle, la théorie d’Oparin et de Haldane gagna du terrain car la véritable complexité de la vie n’était pas encore pleinement comprise. Un jeune chimiste du nom de Stanley Miller apporta un soutien apparemment scientifique à la thèse de “l’évolution chimique”.

Autrefois, il y eut l’expérience de Miller

En jetant un œil sur la littérature évolutionniste actuelle traitant des origines de la vie, vous rencontrerez très probablement des défenseurs de l’évolution érigeant “l’expérience de Miller” au niveau de preuve la plus importante de leurs thèses. De nombreux manuels de biologies dans plusieurs pays soulignent à quel point cette expérience fut importante et comment elle permet d’éclairer le problème des origines de la vie. La plupart du temps, les détails de l’expérience sont négligés. Sont également ignorés ce qu’elle produisit et dans quelle manière elle "fit la lumière" sur les origines de la vie.

Résumons les faits pertinents qui furent détaillés dans un autre de nos livres. En 1953, Stanley Miller, un étudiant de troisième cycle en chimie à l’Université de Chicago, sous la supervision de son professeur Harold Urey, composa une mixture de gaz qui, supposait-il, se rapprochait de l’atmosphère de la terre primitive. Ensuite, il exposa cette mixture à une décharge électrique pendant plus d’une semaine. Il observa alors que certains acides aminés utilisés chez les êtres vivants s’étaient synthétisés, avec ceux qui ne l’avaient pas été.


Stanley Miller

Les acides aminés sont les composants de base des protéines, qui à leur tour sont les matériaux de base pour le corps. Des centaines d’acides aminés se combinent en séquence particulière au sein de la cellule pour produire des protéines. Les cellules sont produites à partir de quelques milliers de types différents de protéines. En d’autres termes, les acides aminés sont les composants les plus petits chez tous les êtres vivants.

C’est pourquoi la synthèse d’acides aminés de Stanley Miller provoqua un grand remous parmi les évolutionnistes. C’est ainsi que naquit la légende de “l’expérience de Miller” qui allait perdurer pendant des décennies.

Or, il apparut peu à peu que l’expérience n’était pas valable. Dans les années 70, il fut prouvé que l’atmosphère de la terre primitive était principalement composée de nitrogène et de dioxyde de carbone et qu’elle ne contenait pas les gaz méthane et ammoniaque comme l’avait supposé Miller dans son expérience. Le scénario de Miller ne tenait donc plus étant donné que N et CO2 ne conviennent pas à la formation d’acides aminés. Un article datant de 1998 dans le magazine géologique Earth résumait la question :

De nos jours, le scénario de Miller est considéré avec incertitude. L’une des raisons est que les géologues pensent aujourd’hui que l’atmosphère primitive se composait principalement de dioxyde de carbone et de nitrogène, des gaz beaucoup moins réactifs que ceux utilisés lors de l’expérience de 1953.8

La même année, National Geographic, un autre magazine scientifique célèbre, publia :

De nombreux scientifiques suspectent désormais l’atmosphère primitive d’avoir été différente de celle supposée par Miller. Ils pensent qu’elle se composait de dioxyde de carbone et de nitrogène au lieu d’hydrogène, de méthane et d’ammoniaque. C’est une mauvaise nouvelle pour les chimistes. Lorsqu’ils essaient de faire réagir le dioxyde de carbone et le nitrogène, ils obtiennent une quantité piètre de molécules organiques.9

En 1995, Jon Cohen fit une interprétation édifiante dans un article historique dans le magazine Science, affirmant que les scientifiques s’intéressant aux origines de la vie ne prenaient pas en compte l’expérience de Miller. Il en souligne les raisons comme suit : “L’atmosphère primitive ne ressemblait en rien à la simulation Miller-Urey.”10

Il fut certifié que l’atmosphère primitive était riche en oxygène, ce qui remet en question aussi bien l’expérience de Miller que les autres scénarios chimiques évolutionnistes. L’oxygène a en effet, la capacité d’oxyder, c’est-à-dire de brûler complètement les molécules organiques. Dans le corps, des systèmes d’enzymes très spéciales contrecarrent cet effet. Toutefois dans la nature, il est impossible qu’une molécule organique libre ne s’oxyde pas.

Pendant des décennies, en dépit de tous ces faits, l’expérience Miller occupa une partie importante dans l’explication des origines de la vie. Dans leurs manuels, les étudiants pouvaient lire que “Miller montra comment les composants organiques peuvent être synthétisés” ou que “Miller démontra comment les premières cellules furent formées”.

Par conséquent, de nombreuses personnes éduquées se laissèrent tromper. Par exemple, dans certains articles ayant trait à la théorie de l’évolution, on peut lire : “La combinaison et l’ébullition d’une matière organique telle que les acides aminés ou les protéines produisent la vie”. C’est probablement la superstition laissée par l’expérience de Miller dans certains esprits. La vérité est qu’une telle chose ne fut jamais observée. Comme nous l’avons expliqué plus haut, l’expérience de Miller dont l’objectif était d’expliquer la formation des acides aminés est aujourd’hui considérée comme démodée et non valable. Elle souffrit du même sort que la prétendue preuve de l’abiogenèse de Jean Baptiste van Helmont ou de l’expérience d’Athanasius Kircher.

Dans son livre Algeny : A New World – A New World (Algeny : un nouveau monde – un nouveau monde), Jeremy Rifkin fait la même comparaison lorsqu’il dit que si les scientifiques avaient pris la peine d’avoir le moindre soupçon, ils auraient vu immédiatement que l’expérience de Miller constituait uniquement un conte scientifique fantaisiste, tout comme les scientifiques antérieurs avaient prétendu, sur la base d’observations de vers émergeant de poubelles, que la vie naissait de matière inanimée.11

Ceux qui estimaient que l’expérience de Miller avait produit des résultats importants ne comprirent pas que Miller conduisit son expérience dans des conditions artificielles choisies par lui-même et n’ayant rien à voir avec l’atmosphère de la terre primitive. L’expérience fut donc menée dans des conditions non valables. Et surtout elle se limitait à synthétiser les acides aminés. La formation d’acides aminés n’indique nullement la création de la vie.


Jeremy Rifkin

Si nous comparons une cellule vivante à une immense usine, les acides aminés correspondent aux briques de l’usine. La conception et l’arrangement de ces briques sont vitaux à l’usine. A ce jour, aucune expérience n’a pu montrer comment les acides aminés ont pu naître spontanément ou s’organiser de manière aléatoire de sorte à fabriquer une protéine fonctionnelle. Pour former une cellule vivante, un mécanisme complexe doit entièrement être mis en place : des centaines de protéines différentes, des codes ADN ainsi que des enzymes pour les lire et une membrane cellulaire perméable de façon sélective. Cependant, il n’a pas encore été montré qu’une “évolution chimique” de la sorte était possible. Aussi croire à une telle possibilité équivaut à croire à l’impossible. Paul Davies, le célèbre physicien et écrivain scientifique, fait un commentaire important sur la question :

Certains scientifiques disent : “Jetez-y seulement de l’énergie et [la vie] apparaîtra spontanément.” Cela revient un peu à dire : “Mettez un bâton de dynamite sous une pile de briques, bang et vous avez une maison !” Bien sûr que vous n’obtiendrez pas une maison mais un beau désordre. La difficulté à expliquer l’origine de la vie réside dans l’explication de la naissance spontanée de la structure organisationnelle élaborée de ces molécules complexes à partir d’une alimentation aléatoire en énergie. Comment ces mêmes molécules complexes spécifiques ont-elles pu s’assembler ?12

En réalité, l’exemple de Davies contient la solution au problème de l’origine de la vie. Est-il raisonnable de supposer qu’une maison puisse se construire suite à une explosion ? Est-il raisonnable ensuite d’élaborer des théories sur comment ? Ou est-il plus raisonnable de croire que la maison était le résultat d’une création et d’une organisation supérieures ? La réponse est évidente.

Au cours des vingt dernières années, durant lesquelles les détails complexes de la vie ont pu être compris, de nombreux scientifiques ont rejeté le mythe de l’évolution chimique et ont commencé à donner une nouvelle réponse aux origines de la vie : la création.

La complexité étonnante de la vie

Le point de départ qui rendit le fait de la création manifeste à tous est la complexité de la vie, dont on ne soupçonnait rien du temps de Darwin. Dans son livre datant de 1996, Darwin’s Black Box (La boîte noire de Darwin), Michael Behe, professeur en biochimie à Lehigh University écrit à propos de la découverte de la complexité des êtres vivants :

Depuis le milieu des années 50, la biochimie a minutieusement élucidé les fonctionnements de la vie au niveau moléculaire. … La science du 19ème siècle ne pouvait même pas deviner les mécanismes de vision, d’immunité ou de mouvement, mais la biochimie moderne a pu identifier les molécules qui permettent ces fonctions ainsi que d’autres. On s’attendait autrefois à une base de la vie excessivement simple. Cette attente a été démolie. La vision, le mouvement et les autres fonctions biologiques se sont avérés non moins sophistiqués que les caméras de télévision ou les automobiles. La science a fait d’énormes progrès dans la compréhension du fonctionnement de la chimie de la vie, mais l’élégance et la complexité des systèmes biologiques sur le plan moléculaire ont paralysé la tentative de la science d’expliquer leurs origines. … De nombreux scientifiques ont courageusement affirmé que des explications étaient déjà disponibles, ou qu’elles le seront tôt ou tard, mais aucun soutien de telles affirmations ne peut être trouvé dans la littérature scientifique professionnelle. Plus important encore, il existe des raisons contraignantes – basées sur la structure des systèmes eux-mêmes – de penser qu’une explication darwiniste des mécanismes de la vie se révélera toujours évasive.13

Qu’est-ce qui est donc aussi complexe dans une cellule ? Behe répond :

Peu après 1950, la science avança au point qu’elle pouvait déterminer les formes et les propriétés de quelques-unes des molécules composant les organismes vivants. Lentement, minutieusement, les structures de plus en plus de molécules biologiques furent élucidées, et leur mode de fonctionnement se déduisit d’innombrables expériences. Les résultats cumulatifs montrent avec une clarté pénétrante que la vie est basée sur des machines – des machines faites de molécules ! Les machines moléculaires transportent des cargaisons d’un endroit dans la cellule à un autre le long d’“autoroutes” faites d’autres molécules, tandis que d’autres font office de câbles, de cordes et de poulies pour maintenir la cellule sous sa forme. Les machines allument et éteignent des interrupteurs cellulaires, tuant parfois la cellule ou la faisant grandir. Des machines fonctionnant à l’énergie solaire captent l’énergie des photons et l’emmagasinent dans les substances chimiques. Les machines électriques permettent au courant de circuler à travers les nerfs. Les machines de fabrication bâtissent d’autres machines moléculaires. Les cellules nagent en utilisant les machines, se copient avec les machines, ingèrent de la nourriture avec les machines. En résumé, les machines moléculaires hautement sophistiquées contrôlent tous les processus cellulaires. Ainsi les détails de la vie sont finement calibrés et la machine de la vie énormément complexe.14

Geraald Schroeder, physicien et biologiste moléculaire israélien, souligne cette extraordinaire complexité :


Contrairement à
l’hypothèse de Miller, l’atmosphère primordiale n’était en aucun cas adaptée à la formation de molécules organiques.

Si vous cherchez dans la littérature scientifique à propos de l’évolution, et si vous concentrez vos recherches sur la question de savoir comment les machines moléculaires – la base de la vie – se sont développées, vous trouverez un silence complet inquiétant. La complexité du fondement de la vie paralyse les tentatives scientifiques visant à l’expliquer ; les machines moléculaires soulèvent une barrière encore impénétrable à la portée universelle du darwinisme.15

Comme l’écrivait Paul Davies, prétendre qu’un système aussi complexe puisse être le fruit du hasard ou des lois naturelles équivaut à affirmer qu’une maison puisse se construire en faisant exploser des briques avec de la dynamite. C’est pour ces raisons que la complexité de la vie désarme les darwinistes. Behe dit qu’aucune de leurs publications scientifiques ne donne d’explication évolutionniste de l’origine de la vie :

Si vous cherchez dans la littérature scientifique à propos de l’évolution, et si vous concentrez vos recherches sur la question de savoir comment les machines moléculaires – la base de la vie – se sont développées, vous trouverez un silence complet inquiétant. La complexité du fondement de la vie paralyse les tentatives scientifiques visant à l’expliquer ; les machines moléculaires soulèvent une barrière encore impénétrable à la portée universelle du darwinisme.16

En somme, les investigations menées à propos des origines de la vie ont contribué à la fin de la théorie de l’évolution. Pourquoi donc les évolutionnistes continuent-ils à s’accrocher au darwinisme ?

Harold Urey, l’un des auteurs de l’expérience Miller, reconnaît :

Nous tous qui étudions l’origine de la vie trouvons que plus nous nous penchons dessus, plus nous avons le sentiment qu’elle est trop complexe pour avoir évolué d’où que ce soit. Nous croyons tous comme un article de foi que la vie est née de la matière morte sur cette planète. C’est juste que sa complexité est si grande, qu’il nous est difficile d’imaginer que ce fut vraiment le cas.17

Urey affirme que lui et nombre de ses collègues “croient” que l’origine de la vie fut un évènement fortuit. En réalité, la science n’était donc pas la base de leur expérience mais la foi. L’idée que rien n’existe en dehors de la matière et que tout doit être expliqué en termes d’effets physiques relève de la philosophie matérialiste.


Après avoir investi pendant de longues années des fortunes dans la recherche sur la structure et le codage de l’ADN, les scientifiques obtinrent des informations nouvelles remarquables. Néanmoins la perfection de la structure génétique de la cellule continue à garder ses secrets. La structure complexe de l’ADN et les données vitales de haute capacité contenues dedans déconcertent ceux qui cherchent à expliquer l’origine de la vie par le hasard.

La biologie moléculaire révéla que la vie est bien plus complexe qu’aucun à l’époque de Darwin n’aurait pu imaginer. Aujourd’hui nous savons que la cellule vivante est très supérieure à toutes les inventions de l’humanité. Ce fait anéantit le darwinisme qui considère la vie comme le fruit de coïncidences.

L’ADN est la partie la plus importante de la structure complexe d’une cellule car il détermine sa structure génétique.

Le darwinisme s’est effondré scientifiquement et seule la foi aveugle en sa philosophie le maintient en vie, mais cela ne suffira jamais à le revivifier en tant que théorie.

AUTREFOİS LES ARCHİVES FOSSİLES ETAİENT SUPPOSEES PROUVER L'EVOLUTİON

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La paléontologie ou l’étude des fossiles se développa longtemps avant Darwin. Son fondateur fut le naturaliste français Baron Georges Cuvier (1769-1832). Selon l’encyclopédie Britannica, il présenta les fossiles selon une classification zoologique, montra la relation progressive entre les strates rocheuses et les restes fossiles, et démontra dans son anatomie comparative et les reconstitutions de squelettes fossiles l’importance des relations fonctionnelles et anatomiques.18


Cuvier, le fondateur de la paléontologie, croyait à la création et affirma que l’évolution était impossible.

Cuvier était opposé à la théorie de l’évolution avancée à l’époque par Lamarck. Il insistait sur le fait que les genres d’êtres vivants avaient été créés séparément. Il soulignait le détail et la délicatesse de l’anatomie animale et expliquait que ses caractéristiques excluaient toute idée d’altération aléatoire. Cuvier arguait également que “chaque espèce est si bien coordonnée, sur le plan fonctionnel et structurel qu’elle ne pourrait pas survivre à des changements significatifs”. Il défendait également que chaque espèce avait été créée pour son propre objectif spécial et chaque organe pour sa fonction spéciale.19

Mais Charles Darwin interpréta les fossiles différemment. Il croyait que les diverses espèces descendaient d’un ancêtre commun unique par étapes successives d’un processus d’évolution et que les fossiles étaient la preuve de ce processus.


L’interprétation de Darwin ne repose cependant sur aucune preuve. Au contraire, de son vivant aucun fossile ne démontrait l’évolution. Les fossiles de créatures éteintes ne partageaient pas le type de filiation et de ressemblance requis par la théorie de Darwin. Tous les fossiles connus, et tous les êtres vivants connus, possédaient des caractéristiques uniques propres. Comme c’est le cas de l’histoire naturelle aujourd’hui, les espèces du passé n’étaient pas très similaires et proches les unes des autres. Elles se divisaient plutôt en groupes très distincts, avec des différences structurelles majeures entre elles.

C’est pourquoi Darwin ne pouvait pas utiliser les fossiles pour prouver sa théorie. Au contraire, son livre proposait des “explications fabriquées” de sorte à déformer cette question qui lui posait un sérieux problème. Il s’attaqua au problème dans le chapitre intitulé “Les difficultés de la théorie” et annexa au livre un autre chapitre “Des imperfections des données géologiques” traitant de l’absence des formes de fossiles intermédiaires.

Or dans ces deux chapitres, le problème de Darwin était évident. Sa théorie voulait que les espèces soient nées d’une longue série petits de changements graduels. Si cela avait été le cas, des formes intermédiaires auraiejnt dû exister reliant une espèce à une autre ; or pas la moindre trace de ces créatures n’a été trouvée dans les archives fossiles.

Darwin fut finalement forcé de léguer ce problème aux chercheurs futurs. Il pensait que celui-ci provenait de l’insuffisance des archives fossiles, convaincu qu’avec la découverte de nouveaux fossiles, des spécimens viendraient prouver sa théorie. Il écrivit :

La géologie ne révèle assurément pas une série organique bien graduée, et c'est en cela, peut-être, que consiste l'objection la plus sérieuse qu'on puisse faire à ma théorie. Je crois que l'explication se trouve dans l'extrême insuffisance des documents géologiques.20

La prédiction de Darwin persuada un grand nombre de chercheurs de mener des fouilles en quête des prétendues formes intermédiaires “perdues”. Ils firent de fantastiques découvertes mais avec le temps, ils comprirent que leur excitation n’était pas fondée.

L’une de ces percées majeures eut lieu en 1860 avec la découverte près de la ville allemande de Solnhofen d’un fossile auquel ils donnèrent le nom d’archéoptéryx, terme grec signifiant “antique aile”. En dépit du fait qu’il s’agissait clairement d’un oiseau, certains de ses traits le rapprochaient des reptiles : les dents, sa longue queue et les serres sur ses ailes. Ce fut une opportunité rêvée pour les darwinistes. L’un des défenseurs les plus avides de Darwin, Thomas Huxley, annonça que l’archéoptéryx était une créature mi-oiseau, mi-reptile. Il fut supposé que ses ailes n’étaient pas adaptées au vol, aussi en conclut-on qu’il s’agissait d’un oiseau primitif. Cela généra une grande vague d’intérêt populaire. C’est ainsi qu’est né le mythe de l’archéoptéryx qui allait avoir une si grande influence au cours du 20ème siècle.

On se rendit compte finalement que cette créature n’était pas un oiseau primitif, puisque son squelette et la structure de ses plumes étaient tout à fait adaptés au vol. Ses traits semblables à ceux des reptiles étaient partagés par d’autres oiseaux du passé et d’aujourd’hui.

Suite à ces découvertes, les spéculations évolutionnistes faisant de l’archéoptéryx le meilleur représentant des formes intermédiaires sont largement réduites au silence aujourd’hui. Alan Feduccia, expert en ornithologie et professeur en biologie de l’Université de Caroline du nord, dit que : “Les plus récents chercheurs ayant étudié les diverses caractéristiques anatomiques de l’archéoptéryx ont trouvé que la créature ressemblait bien plus à un oiseau qu’on ne l’imaginait auparavant.” Encore selon Feduccia, “la ressemblance de l’archéoptéryx avec les dinosaures théropodes a été largement surestimée”.21 En résumé, on sait désormais qu’il n’y a pas de grandes différences entre les archéoptéryx et les autres oiseaux.


Thomas Huxley, le plus fervent partisan de Darwin

Un siècle et demi après Darwin, aucune forme intermédiaire – y compris l’archéoptéryx – n’a été découverte. C’est devenu un fait indiscutable, surtout depuis les années 70 mais encore ignoré par quelques paléontologues en faveur de la théorie de l’évolution. Parmi eux, les plus célèbres sont certainement Stephen J. Gould et Niles Eldredge. Ils ont, d’ailleurs, tous deux proposé un modèle différent d’évolution baptisé “équilibre ponctué”, qui leur permet de dire que les données fossiles ont réfuté le “gradualisme” du darwinisme. Ils reconnaissaient que divers genres d’êtres vivants étaient apparus soudainement dans les archives fossiles et étaient restés inchangés pendant des centaines de millions d’années.

Dans un livre écrit avec Ian Tattersall, un autre paléontologue évolutionniste, Eldredge fit cette importante évaluation :

Que des types individuels de fossiles restent visiblement les mêmes tout au long de leur présence dans les archives fossiles était connu par les paléontologues longtemps avant que Darwin ne publie son Origine. Darwin lui-même… prophétisa que les générations futures de paléontologues allaient combler ces fossés par des recherches diligentes … Cent vingt années de recherches paléontologiques plus tard, il devint abondamment clair que les archives fossiles ne confirmeront pas cette partie des prédictions de Darwin et que le problème ne provient pas d’archives fossiles pauvres. Les données fossiles montrent simplement que cette prédiction est fausse.

L’observation d’espèces incroyablement conservatrices et d’entités statiques à travers de longues périodes de temps possède toutes les qualités des nouveaux vêtements de l’empereur : tout le monde le savait mais préférait l’ignorer. Les paléontologues confrontés à des données fossiles récalcitrantes refusant de coller au schéma prédit par Darwin détournèrent tout simplement la tête.22

Dans un livre écrit conjointement en 1988 et intitulé Integrated Principles of Biology (Les principes intégrés de la biologie), trois biologistes évolutionnistes développèrent le même point :

De nombreuses espèces restent virtuellement inchangées depuis des millions d’années, puis disparaissent soudainement pour être remplacées par une forme relativement différente. De plus, la plupart des grands groupes d’animaux apparaissent brutalement dans les archives fossiles, complètement formés et sans qu’aucun fossile servant de transition du groupe parent n’ait encore été découvert.23


Une reconstitution imagée de l’archéoptéryx

Les nouvelles découvertes ne jouent pas en faveur du darwinisme, au contraire elles viennent noircir le tableau. En 1999, Tom Kemp, conservateur des collections zoologiques de l’Université d’Oxford écrivit un livre intitulé Fossils and Evolution (Les fossiles et l’évolution) dans lequel il décrit la situation :

Dans presque tous les cas, un nouveau taxon apparaît pour la première fois dans les archives fossiles avec la plupart de ses caractéristiques définitives déjà présentes et pratiquement sans formes connues de groupes intermédiaires.24

Ainsi les archives fossiles autrefois supposées corroborer la théorie de Darwin sont devenues des preuves antagonistes. David Berlinsky, mathématicien de l’Université de Princeton opposé à l’évolution résume la situation :

Il existe des fossés dans les cimetières fossiles, des endroits où il devrait y avoir des formes intermédiaires mais où il n’y a rien. Aucun paléontologue de langue anglaise, française ou allemande ne nie que cela est ainsi. Il s’agit simplement d’un fait. La théorie de Darwin et les archives fossiles sont en conflit.25

L’une des illustrations les plus parlantes de cette contradiction est l’effondrement de “l’arbre généalogique” de Darwin.

Autrefois était supposé exister un “arbre de l’évolution”


Charles D. Walcott

Le coup le plus dur infligé par les données fossiles au darwinisme revient aux fossiles de l’ère cambrienne. Darwin s’imaginait que l’histoire de la vie sur terre pouvait être représentée sous la forme d’un arbre dont le tronc se diviserait doucement et progressivement en diverses branches. Un diagramme dans L’origine des espèces reflétait cette idée. Avec l’aide de ce tableau, le concept d’arbre évolutionniste fut planté dans l’esprit des hommes pour devenir finalement l’un des mythes centraux du darwinisme. Plusieurs versions de cet arbre furent publiées dans les manuels, les traités scientifiques, les magazines et les journaux. Ces diagrammes gravaient dans les esprits l’idée que les êtres vivants évoluèrent par petits changements fortuits à partir de la racine commune de l’arbre évolutionniste.


La vérité, relativement différente, fut amplifiée par la découverte de l’explosion cambrienne au début du 20ème siècle. En 1909, le paléontologue Charles D. Walcott entama des fouilles dans les montagnes rocheuses canadiennes. Dans la région du Mont Burgess, il découvrit des strates bien préservées de roche de schiste. Il se rendit compte rapidement que les schistes de Burgess contenaient de nombreux fossiles appartenant au cambrien. Pendant les quatre années qui suivirent, Walcott rassembla soigneusement entre 60.000 et 80.000 fossiles dans les schistes en prenant note des plus subtiles différences entre eux.

Le plus étonnant à propos des fossiles des schistes de Burgess, c’est qu’ils correspondent à des créatures de tous les phylums existant aujourd’hui. (Un phylum est la catégorie taxonomique la plus grande utilisée pour classer les créatures du règne animal. Les animaux sont divisés en plus de 50 phylums. Chaque phylum a une conception du corps propre. Les phylums les mieux connus sont les chordés comprenant les vertébrés, les arthropodes comprenant tous les insectes et les mollusques comprenant tous les invertébrés à corps mous dotés de coquille.)

Walcott fut très surpris de voir à quels phylums appartenaient les fossiles. Aucune trace de vie significative n’avait été découverte dans des strates bien plus anciennes ; mais les couches qu’il découvrit contenaient des créatures appartenant pratiquement à tous les phylums connus ainsi que des fossiles de phylums alors encore inconnus. Cela démontrait que toutes les caractéristiques physiques du règne animal apparurent à peu près à la même époque, durant la même période géologique.


Les fossiles du cambrien (545 à 495 millions d’années) montrent que les êtres vivants apparaissent dans les strates géologiques avec toutes leurs caractéristiques complexes sans avoir subi un processus d’évolution
A-Un fossile de Metaldetes ressemblant aux éponges d’aujourd’hui
B- Un fossile Wiwaxia fréquemment rencontré dans les strates du cambrien
C-Mobergella : un fossile à coquille du cambrien

Cette nouvelle donnée assena un coup fatal à la théorie de Darwin. Ce dernier avait avancé que les créatures s’étaient développées lentement et progressivement, comme poussent les bourgeons d’un arbre. Selon les spéculations darwinistes, il a dû y avoir à l’origine un phylum unique dans le monde à partir duquel les autres phylums se développèrent progressivement à travers le temps. Or, aujourd’hui, cette théorie doit affronter les éléments mis au jour par Walcott, à savoir le fait que tous les phylums sont nés soudainement, à la même époque.


Le fait que tous les phylums vivants existaient au cambrien remet en question la base de l’arbre généalogique darwiniste.
A-Marella : un arthropode capable à la fois de marcher et de nager
B-Xystridura : cette espèce de trilobite possédait des yeux complexes composés de nombreuses lentilles.
C-Pikaia : le plus ancien fossile de chordé connu

Mais il faudra attendre 70 ans avant que ces découvertes renversent la théorie de l’arbre évolutionniste, parce que Walcott décida au terme de ses quatre années de recherches méticuleuses de garder secrets ses fossiles au lieu de les révéler au monde scientifique. Darwiniste convaincu, il occupait la fonction de secrétaire de l’Institut Smithsonien à Washington D.C. Conscient de l’incompatibilité entre ses découvertes et la théorie de l’évolution, il choisit de les conserver dans les archives du musée plutôt que de les exposer. Les fossiles des schistes de Burgess ne revirent la lumière que lors d’un examen des archives du musée en 1985. Le scientifique israélien Gerald Schroeder fait le commentaire suivant :

Si Walcott l’avait voulu, il aurait pu engager une armée d’étudiants de troisième cycle pour travailler sur les fossiles. Mais il choisit de ne pas faire basculer le bateau de l’évolution. Aujourd’hui, des représentants fossiles de l’ère cambrienne ont été mis au jour en Chine, en Afrique, sur les îles britanniques, en Suède et au Groenland. L’explosion fut mondiale. Mais avant de rendre possible le débat de la nature extraordinaire de l’explosion, les données n’étaient tout simplement pas enregistrées.26

Pendant plus de 70 ans, ces fossiles restèrent cachés jusqu’à ce qu’ils fussent découverts et analysés par les paléontologues Harry Whittington, Derek Briggs et Simon Conway Morris. Ces trois scientifiques révélèrent que les fossiles de Walcott dataient bien du cambrien, l’une des périodes géologiques les plus anciennes. Cette apparition soudaine d’une telle variété de créatures pendant cette période fut qualifiée d’explosion cambrienne. Dans les années 80, deux nouvelles zones de vestiges fossiles similaires aux schistes de Burgess furent découvertes : l’une se situe à Sirius Passet dans la partie nord du Groenland et l’autre à Chengjiang dans le sud de la Chine. Dans ces deux régions furent mises au jour des fossiles de créatures très différentes étant apparues pendant la période cambrienne. Parmi eux, les fossiles les plus anciens et les mieux préservés proviennent de Chengjiang qui contenait également les premiers vertébrés. Par ailleurs, deux fossiles de poissons datant de 530 millions d’années découverts en 1999 prouvent que toutes les structures physiques, y compris les vertébrés, existaient déjà au cambrien. Les fouilles montraient que l’explosion cambrienne se produisit durant une phase de 10 millions d’années, ce qui correspond à une courte période en terme géologique. Les créatures qui apparurent soudainement à cette époque présentaient toutes des organes très complexes et n’avaient aucune ressemblance avec les organismes unicellulaires et les quelques organismes multicellulaires qui les avaient précédées. Stephen J. Gould décrit l’explosion cambrienne en ces termes :

La plus célèbre des explosions, celle du cambrien, marque le commencement de la vie moderne multicellulaire. En l’espace de quelques millions d’années seulement, presque toutes les catégories majeures d’anatomie animale apparaissent dans les archives fossiles pour la première fois.27

Les évolutionnistes proposent diverses explications à l’explosion cambrienne, mais aucune n’est convaincante. Toutes ces thèses déficientes mises en avant reflètent les désaccords entre les évolutionnistes. Le numéro de février 1999 du célèbre magazine Trends in Genetics (TIG) rapportait que les découvertes de fossiles dans les schistes de Burgess ne pouvaient pas du tout être expliquées en terme de théorie de l’évolution. Il soulignait également que les thèses avancées n’étaient pas convaincantes :

Cela pourrait paraître étrange que des fossiles provenant d’une même petite localité, aussi excitants soient-ils, reposent au centre d’un débat intense à propos de si vastes questions en biologie évolutionniste. La raison est que les animaux éclatent dans les archives fossiles dans une profusion étonnante pendant le cambrien, provenant apparemment de nulle part. Des datations radiométriques de plus en plus précises et de nouvelles découvertes fossiles n’ont fait qu’accentuer la soudaineté et la portée de cette révolution biologique. La magnitude de ce changement dans le biote terrestre exige une explication. En dépit des nombreuses hypothèses émises, le consensus général est qu’aucune n’est totalement convaincante.28

Dans Icons of Evolution (Icônes de l’évolution), le biologiste américain Jonathan Wells résume ainsi le sujet :

De toutes les icônes de l’évolution, l’arbre de la vie est le plus vaste parce que la descendance d’un ancêtre commun est le fondement de la théorie de Darwin… Pourtant, Darwin savait – et les scientifiques l’ont récemment confirmé – que les premiers fossiles renversent l’arbre généalogique de l’évolution. Il y a dix ans, on espérait que les preuves moléculaires allaient pouvoir sauver cet arbre, mais les découvertes récentes ont anéanti cet espoir. Bien que ce ne soit pas mentionné dans les manuels de biologie, l’arbre généalogique de Darwin a bel et bien été déraciné.29

Aussi pouvons-nous en toute sécurité affirmer qu’autrefois, existait une théorie appelée le darwinisme, que certains croyaient être soutenu par les fossiles. Mais les données fossiles indiquent précisément le contraire. Aujourd’hui, le darwinisme n’est plus. Les fossiles, au sens où nous l’entendons aujourd’hui, montrent que la vie est apparue sur terre soudainement et non suite à une évolution.


Une illustration des créatures complexes apparaissant soudainement au cambrien

Les fossiles d’êtres vivants complexes qui existèrent il y a des centaines de millions d’années réfutent les idées évolutionnistes


Un fossile d’oursin de mer datant de l’ordovicien (495 à 440 millions d’années) et un spécimen d’aujourd’hui



Un fossile de crevette remontant au jurassique (200 à 140 millions d’années) est tout aussi parfait dans son apparence que les spécimens d’aujourd’hui. Les archives fossiles mènent à la conclusion de la “stagnation”. Les fossiles ayant existé il y a des centaines de millions d’années et les spécimens vivants actuellement ne présentent aucune différence. Aucune évolution n’a jamais eu lieu.

Une feuille de peuplier de 25 millions d’années est semblable aux feuilles de peupliers de nos jours.


Ce requin fossilisé depuis le carbonifère (354 à 292 millions d’années) indique que le requin existait sous sa forme présente il y a des millions d’années.

Ce fossile de feuille de ginkgo du triasique (251 à 205 millions d’années) est identique aux feuilles de ginkgo qui poussent aujourd’hui. Ce spécimen ainsi que d’autres fossiles réfutent l’idée que les êtres vivants descendent les uns des autres.


1-La libellule, sujet de recherche des scientifiques modernes pour les techniques de vol, présente une apparence et des caractéristiques parfaites dans ce spécimen remontant à 140 millions d’années.
2- Ci-dessus : une feuille d’érable du miocène (23,8 à 5,32 millions d’années) et un spécimen présent
3-Ci-dessus : un fossile de graine d’érable datant de l’oligocène (33,7 à 23,8 millions d’années)
4- A droite : un fossile de fleur du miocène
Une primevère d’aujourd’hui

Cette apparition soudaine implique la création. Dieu créa tous les êtres vivants dans la perfection à partir du néant.

Il est le Créateur des cieux et de la terre à partir du néant ! Lorsqu'Il décide une chose, Il dit seulement : "Sois" et elle est aussitôt. (Sourate al-Baqarah, 117)

AUTREFOİS ON NE DİSPOSAİT PAS DE L'İNFORMATİON BİOLOGİQUE

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Matrix est un film très populaire. Ceux qui ont vu la suite The Matrix Reloaded se souviendront de la séquence où tous les personnages sont montrés comme des unités de logiciels, dans un environnement où tous les objets correspondent à une unité de logiciel. Une scène montre une femme recevant un comprimé et afin de mieux faire comprendre aux téléspectateurs que la femme et le comprimé sont du logiciel, son corps et le comprimé deviennent des silhouettes de lettres et de nombres digitaux verts. L’effet visuel, répété dans plusieurs scènes du film, fut conçu pour aider le public à comprendre que les personnages qu’il voyait étaient en fait des produits de logiciel.


La représentation des êtres humains comme des unités d’un “logiciel” très complexe dans The Matrix n’est pas si loin de la vérité.

La plupart de ceux qui visionnèrent The Matrix Reloaded n’étaient pas conscients du fait que tous les corps du monde réel sont en fait, d’une certaine manière, des éléments très complexes du logiciel.

Si vous vouliez transposer toute l’information contenue dans le corps sur papier, vous devriez alors construire une bibliothèque suffisamment grande pour couvrir tous les murs d’une grande pièce. Comparé à des systèmes d’exploitation comme Windows ou Mac OS, votre “logiciel” est incomparablement plus complexe et supérieur. Sans compter que votre système d’exploitation s’éteint souvent ou se bloque, vous obligeant alors à le remettre en marche. Il arrive même que le système plante et perde toutes vos informations. Or rien de tel ne se produit avec le logiciel de votre corps aussi longtemps qu’il vit. Si une erreur se produit dans le logiciel, une autre partie du programme le corrige et élimine le problème.

Mais le logiciel dans votre corps ne se compose pas de lettres et de nombres digitaux verts comme dans The Matrix Reloaded, mais de molécules combinées en une chaîne gigantesque appelée ADN situées dans le noyau de chacune des trillions de cellules composant le corps.

Votre base de données ADN contient toutes les informations caractéristiques concernant votre corps. Cette molécule géante est composée d’une série de quatre unités chimiques différentes appelées bases. Comme un alphabet à quatre lettres, ces bases stockent l’information à propos de toutes les molécules organiques qui construiront le corps. Ces briques chimiques ne sont pas arrangées aléatoirement mais dans un ordre précis, divisées en “phrases”, en “paragraphes” appelés gènes par les scientifiques. Chaque gène décrit les divers détails de votre corps comme par exemple la structure de la cornée transparente de votre œil ou la formule de l’hormone d’insuline permettant à vos cellules d’utiliser le sucre consommé.

La découverte de l’ADN est reconnue comme l’une des plus importantes de l’histoire de la science. En 1953, deux jeunes scientifiques, Francis Crick et James Watson, déterminèrent l’existence et la structure de cette molécule. Au cours du demi-siècle qui suivit, une partie considérable du monde scientifique tenta de comprendre, de décoder, de lire et d’utiliser l’ADN. L’une des plus grandes initiatives dans ce sens, le Projet du Génome Humain fut lancé dans les années 90 pour s’achever en 2001. Les scientifiques impliqués dans le projet réussirent à séquencer le génome humain, c’est-à-dire la totalité des gènes humains et à en faire l’inventaire parfait.

Le Projet du Génome Humain allait bénéficier non seulement à la médecine et à la génétique mais aussi aux professionnels de tous les domaines. Il permit également d’avoir un aperçu sur les origines de l’ADN. Dans un article intitulé “Human Genome Map Has Scientists Talking about the Divine” (La carte du génome humain fait parler du divin chez les scientifiques), dans le San Francisco Chronicle, Gene Myers de Celera Genomics, l’entreprise produisant le projet :

Nous sommes délicieusement perplexes sur le plan moléculaire. Nous ne comprenons pas encore, ce qui est cool. Il y a encore un élément… métaphysique. Ce qui m’étonne vraiment c’est l’architecture de la vie. Le système est extrêmement complexe. C’est comme s’il avait été conçu. Il y a là-dedans une immense intelligence.47

L’information contenue dans l’ADN remet en question la perception du darwinisme de la vie en tant que produit du hasard et détruit son fondement “réductionniste” matérialiste.

La fin du réductionnisme


James Watson

Francis Crick

Watson et Crick (dans leur jeunesse sur la photo du haut et à l’âge mûr en dessous) passèrent leur vie à étudier l’ADN et ses origines. Crick admit que la vie était un “miracle”.

La philosophie matérialiste prétend que tout n’est que matière ; que la matière a toujours été et qu’elle sera toujours ; qu’en dehors de la matière, il n’y a rien. Afin de solidifier ces idées, les matérialistes utilisent une logique dite de “réductionnisme” qui stipule que les choses semblant être immatérielles peuvent être expliquées en terme d’influences matérielles.

Prenons l’exemple de l’esprit humain que l’on ne peut ni voir ni toucher. Il n’existe pas de “centre de l’esprit” dans le cerveau. Inévitablement, cela nous mène à percevoir l’esprit comme une chose au-delà de la matière. Ce que nous appelons “je” – la personnalité pensante capable d’aimer, de ressentir le plaisir et la douleur, de se mettre en colère, d’être heureuse n’est pas un objet matériel au même titre qu’une table ou une pierre.

Les matérialistes pensent néanmoins que l’esprit peut être réduit à de la matière. Ils affirment que notre capacité à penser, aimer, éprouver du regret et toutes les autres activités mentales sont en réalité le produit de réactions chimiques entre les atomes de notre cerveau. Lorsque nous aimons quelqu’un, cela se traduit par l’influence des substances neurochimiques dans certaines cellules de notre cerveau. Si nous ressentons de la peur, c’est également dû à une réaction chimique. A propos de cette logique, le philosophe matérialiste Karl Vogt dit : “Le cerveau secrète de la pensée comme le foie secrète de la bile.”48 La bile est une substance matérielle mais il n’y a pas de preuve que la pensée est, elle, matérielle.

Le réductionnisme est une opération strictement logique. Mais une opération logique peut reposer sur de fausses fondations. L’une des méthodes permettant de déterminer si c’est le cas fait appel à la science. C’est pourquoi nous devons poser la question suivante : le réductionnisme – la base de la logique matérialiste – peut-il s’appuyer sur les données scientifiques ?

Au 20ème siècle, toutes les enquêtes scientifiques, toutes les observations et les résultats de toutes les expériences ont répondu “non” à cette question de manière résonnante.


Dr. Werner Gitt, directeur de l’Institut Allemand Fédéral de Physique et de Technologie dit :

Un système d’encodage implique toujours un processus intellectuel non-matériel. Une matière physique ne peut pas produire un code d’informations. Toutes les expériences montrent que chaque morceau d’information créative représente un effort mental et peut remonter vers un donneur d’idée personnel qui usa de son propre libre-arbitre et qui est doté d’un esprit intelligent… Il n’y a pas de loi de la nature, ni de processus connu ni de série connue d’évènements qui puissent rendre l’information capable de donner naissance à elle-même dans la matière… 49

Les propos de Gitt apportent les mêmes conclusions que celles auxquelles la théorie de l’information a abouti. Elle fut développée au cours des dernières décennies pour enquêter sur l’origine et la structure de l’information dans l’univers et reconnue comme faisant partie de la thermodynamique. Après de longues recherches, la conclusion fut que l’information est différente de la matière, qu’elle ne peut jamais être réduite à de la matière et que les sources d’informations et de matière doivent être étudiées séparément.

Les scientifiques impliqués dans l’étude de la structure de l’ADN ont affirmé que l’ADN contenait une information “magnifique”. Dans la mesure où cette information ne peut être réduite à de la matière, elle doit provenir d’une source au-delà de la matière.


Croire que les phénomènes naturels produisent des données génétiques n’est que pure superstition

George C. Williams, défenseur de la théorie de l’évolution, admet que la plupart des matérialistes et des évolutionnistes ne veulent pas reconnaître ce résultat. Williams fut un ardent partisan du matérialisme pendant des années, mais il affirme dans un article écrit en 1995 que la perspective matérialiste (réductionniste) qui relie tout à la matière est fausse :

Les biologistes évolutionnistes ne se sont pas rendu compte qu’ils ont affaire à deux domaines plus ou moins incommensurables : celui de l’information et celui de la matière… Ces deux domaines ne se rapprocheront jamais au sens habituellement impliqué par le terme réductionnisme. … Le gène est un ensemble d’information, non un objet. … En biologie, quand vous parlez de choses comme les gènes ou les génotypes ou les patrimoines génétiques, vous parlez d’informations et non de réalité objective physique. … Cette pénurie de descripteurs partagés fait de la matière et de l’information deux domaines séparés de l’existence, qui doivent être étudiés séparément, selon leurs propres termes.50

Le réductionnisme est le produit d’une science non sophistiquée au 18ème et 19ème siècle. Cette duperie fondamentale du darwinisme présupposait que la vie était si simple que ses origines pouvaient être expliquées en termes d’événements aléatoires. Or la biologie du 20ème siècle a montré que c’était tout à fait le contraire. Phillip Johnson, professeur retraité de l’Université de Californie à Berkeley et l’un des critiques contemporains du darwinisme, explique que le darwinisme a négligé l’information comme fondement de la vie et c’est précisément ce qui le rend faux :

La biologie post-darwinienne a été dominée par le dogme matérialiste, les biologistes devaient faire comme si les organismes étaient beaucoup plus simples qu’ils ne le sont. [Selon eux] la vie elle-même devait être pure chimie. Assemblez les bons éléments chimiques et la vie naît. L’ADN doit donc être un produit de la chimie uniquement. Comme le présentait une exposition au Musée d’Histoire Naturelle au Nouveau Mexique, “les gaz volcaniques plus les éclairs égalent l’ADN égale LA VIE !” Quand il fut interrogé à propos de cette fable, le porte-parole du musée convint que c’était certes simplifié mais en somme vrai.51

Ces hypothèses primitives et superficielles s’avérèrent, cependant, toutes dénuées de substances. Comme ce fut souligné dans le premier chapitre de ce livre, même la cellule, la forme de vie la plus petite et la plus basique est plus complexe que ce qu’avaient pu imaginer les scientifiques auparavant. Tout le monde s’accorde d’ailleurs à dire qu’elle contient des “informations” magnifiques. Les efforts tentant à réduire l’information à de la matière (du type gaz volcaniques+éclairs=DNA=vie) étaient sous-informés. Johnson explique la situation de ces scientifiques réductionnistes s’évertuant à assimiler l’information à de la matière :

Les biologistes réductionnistes ne regardent pas la réalité, mais seulement la vie telle qu’elle devrait être si le programme réductionniste réussissait. C’est comme l’histoire de l’ivrogne qui perd ses clés dans les buissons mais qui les cherchent sous un lampadaire parce que c’est là qu’il y a assez de lumière pour les voir. 52

Aujourd’hui, de plus en plus de scientifiques ont cessé de chercher la clé au mauvais endroit et ont opté pour la bonne adresse. Au lieu d’espérer trouver en vain dans les événements aléatoires les origines de la vie (et la magnifique information qui la constitue), ils ont accepté la vérité évidente que la vie est le résultat d’une création supérieure. Cette prise de conscience s’est accélérée particulièrement au 21ème siècle, où les ordinateurs et internet font partie intégrante de nos vies. L’idée darwiniste du 19ème siècle d’un principe de vie simple, en raison d’un manque de données biologiques, est destinée à disparaître dans les profondeurs de l’histoire.

La vérité est que Dieu créa chaque créature à la surface de la terre et a tout ordonné dans l’art parfait de Sa création. Il créa le corps humain plein de merveilles et ensuite lui inspira Son esprit. Tout ce qui caractérise l’homme – la vue, l’ouïe, la pensée, les sentiments, les émotions – ne sont pas le résultat de l’interaction d’atomes inconscients mais des facultés de l’esprit que Dieu accorda aux êtres humains. Dans le Coran, Il rappelle aux hommes les bienfaits dont ils jouissent :

Dis : “C'est Lui qui vous a créés et vous a donné l'ouïe, les yeux et les cœurs.” Mais vous êtes rarement reconnaissants ! (Sourate al-Mulk, 23)

Chaque individu a reçu l’esprit accordé par Dieu et chaque individu est responsable envers notre Seigneur Qui créa tout à partir du néant. Dans le Coran, Dieu révèle la création à ceux qui pensent ne pas avoir de but et les informe qu’après leur mort, ils seront ressuscités :

L'homme pense-t-il qu'on le laissera sans obligation à observer ? N'était-il pas une goutte de sperme éjaculé ? Et ensuite une adhérence que Dieu a créée et formée harmonieusement; puis en a fait alors les deux éléments de couple : le mâle et la femelle ? N’'est-Il pas capable de faire revivre les morts ? (Sourate al-Qiyamah, 36-40)

AUTREFOİS LES PREUVES EMBRYOLOGİQUES ETAİENT SUPPOSEES PROUVER L'EVOLUTİON

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Dans son livre La filiation de l’homme, Charles Darwin présenta les preuves qu’il estimait soutenir sa théorie des origines humaines. L’unique illustration dans ce livre, dans le premier chapitre, représente le dessin de deux embryons : l’un est celui d’un être humain et l’autre celui d’un chien. Dans le chapitre "Ce que témoigne que l'homme descend de quelque forme inferieure", Darwin écrivit :


Le biologiste allemand Ernst Haeckel fut le fondateur de l’embryologie darwiniste.

L'homme se développe à partir d'un ovule, d'environ un 125e de pouce de diamètre, qui ne diffère à aucun égard des ovules des autres animaux ; l'embryon lui-même, en période très précoce, ne peut guère être distingué de celui d'autres membres du règne des vertébrés, Au cours de cette période… les fentes sur les côtés du cou demeurent, marquant leur ancienne position… 53

Il poursuivit en affirmant que ses observations montraient qu’un embryon humain ressemblait étroitement à celui du singe, du chien ou d’un autre vertébré mais qu’à un stade ultérieur de développement dans l’utérus, une différentiation se produisait. Dans une lettre à son ami Asa Gray, Darwin considéra la preuve de l’embryologie “de loin la classe unique la plus puissante des faits en faveur de sa théorie”.54

Or Darwin n’était pas embryologiste. Jamais il n’a étudié les embryons de façon détaillée. Par conséquent, en développant ses arguments, il cita des individus qu’il jugeait être des autorités en la matière. Dans ses notes, un nom en particulier était récurrent : celui du biologiste allemand Ernst Haeckel dont le livre Naturliche Schopfungsgeschichte (L’histoire naturelle de la création) contenait divers croquis d’embryons accompagnés de ses commentaires.

Peu de temps après, Haeckel allait marquer l’histoire comme l’auteur de l’interprétation évolutionniste de l’embryologie. Il lut L’origine des espèces (1859) avec un grand intérêt, accepta ce que Darwin écrivit et devint un évolutionniste encore plus ardent que Darwin lui-même. Pour contribuer à la théorie, il mena une série d’expériences et publia Naturliche Schopfungsgeschichte en 1868. Il y avança sa théorie de l’embryologie qui allait le rendre célèbre. Dès le début, il affirma que les embryons des êtres humains et de certains animaux se développaient de la même manière. Les croquis des embryons d’un être humain, d’un singe et d’un chien à la page 242 en étaient la preuve. Ces dessins étaient apparemment identiques. Selon Haeckel ces créatures provenaient d’une origine commune.


Le livre L’origine des espèces conduisit Haeckel à de graves erreurs.

En réalité, ce sont les dessins et non les créatures qui provenaient d’une origine commune. Haeckel fit le croquis d’un embryon, puis il y fit quelques modifications légères et les présenta comme les embryons de l’homme, du chien et du singe. Lorsque les mêmes dessins étaient présentés côte à côte, ils se ressemblaient naturellement beaucoup.55

Darwin s’inspira de ce “travail” pour son livre La filiation de l’homme. Cependant, avant que Darwin n’écrive son livre, certains remarquèrent une distorsion majeure dans le travail de Haeckel. En 1868, L. Rutimeyer publia un article dans le périodique scientifique Archiv für Antropologie (Les archives de l’anthropologie) où il révéla les falsifications de Haeckel. Rutimeyer, professeur en zoologie et en anatomie comparative à l’Université de Basle, examina les dessins d’embryons dans Natürliche Schopfungsgeschichte et Uber die Entstehung und den Stammbaum des Menschengeschlechts. Il démontra que les dessins dans les deux livres n’avaient rien à voir avec la réalité. Rutimeyer écrivit :

Haeckel prétend que ces travaux sont simples pour les rendre plus accessibles au profane scientifique, ainsi qu’aux scientifiques et aux savants. Personne ne viendra contester la première évaluation de l’auteur, mais il ne peut soutenir sérieusement la seconde. Ces travaux sont revêtus d’un costume formel médiéval. Il est question d’une considérable fabrication de preuve scientifique. Pourtant l’auteur a bien pris soin de ne pas laisser le lecteur prendre conscience de cet état de faits.56

Malgré cela, Darwin et d’autres biologistes continuèrent à prendre les dessins de Haeckel comme référence. Cela encouragea Haeckel à essayer de faire de l’embryologie une assise forte pour le darwinisme. Ses observations ne trouvèrent pas un tel appui, mais il accordait plus d’importance à ses dessins qu’à ses observations. Durant les années suivantes, il fit une série de dessins comparatifs d’embryons et composa des tableaux comparant les embryons de poissons, de salamandres, de grenouilles, de poules, de lapins et d’êtres humains. Il était intéressant de voir à quel point les embryons de ces diverses espèces placés côte à côte dans ces tableaux se ressemblaient au début et comment ils se différenciaient lentement au cours de leur développement. La similarité entre les embryons du poisson et de l’être humain était si frappante que l’embryon humain semblait avoir des branchies. Sur la base de ces dessins censément scientifiques, Haeckel proclama sa théorie de “l’ontogénie récapitule la phylogénie”. Ce slogan résumait son idée qu’au cours de son développement, dans l’œuf ou dans l’utérus de sa mère, chaque créature répète l’histoire de sa propre espèce depuis le début. Par exemple, un embryon humain ressemble donc d’abord à un poisson, puis quelques semaines plus tard à une salamandre, ensuite il passe par l’étape du reptile et du mammifère avant d’évoluer en un être humain reconnaissable.

Le concept transmis par le slogan “l’ontogénie récapitule la phylogénie” gagna rapidement une renommée en tant que “théorie de la récapitulation”. En peu de temps ce mythe devint l’une des preuves les plus importantes de l’évolution. A travers le 20ème siècle, de nombreux étudiants virent le tableau du progrès imaginaire de l’embryon humain du stade de poisson, puis de salamandre, puis de poule et de lapin. Le mythe de l’embryon humain avec des branchies fit partie pendant un certain temps des faits acceptés. Aujourd’hui encore, de nombreux partisans de la théorie de l’évolution citeront cette théorie pour preuve de l’évolution.


Les dessins contrefaits de Haeckel cherchaient à donner l’impression de similarité entre les embryons de différents êtres vivants.

Cependant il ne s’agit que d’une pure fabrication. En réalité, les embryons des diverses créatures ne présentent aucune ressemblance. Les dessins de Haeckel étaient truffés de mensonges. A certains embryons, il ajouta des organes imaginaires, à d’autres il en retira. Il représenta les gros et les petits embryons à une taille égale.

Dans l’embryon humain, les fentes que Haeckel fit passer pour des branchies étaient en réalité le début de la formation du canal de l’oreille moyenne, de la parathyroïde et de la glande du thymus. Les autres comparaisons de Haeckel sont désormais connues pour leur manque de crédibilité : ce qu’il fit ressembler à une “membrane vitelline” dans l’embryon est en fait une poche produisant le sang du bébé. La structure que Haeckel et ses partisans appelaient la “queue” était en réalité l’épine dorsale, similaire à une queue seulement parce que sa formation a lieu avant les jambes.

Au début du 20ème siècle, Haeckel reconnut ouvertement avoir falsifié ses dessins :

Après cette confession compromettante de “contrefaçon”, je devrais être obligé de me considérer condamné et annihilé si je n’avais pas la consolation de voir à mes côtés sur le banc des accusés des centaines d’autres coupables, parmi lesquels nombre d’observateurs les plus crédibles et de biologistes les plus estimés. La grande majorité de tous les diagrammes dans les meilleurs manuels, dans les traités et les revues de biologie encourrait le même degré d’accusation de “contrefaçon” car tous sont inexacts et sont tous plus ou moins altérés, schématisés ou fabriqués.57

En dépit de cet aveu, les darwinistes apprécièrent ses documents de propagande et refusèrent de les mettre de côté. Ils ignorèrent le fait que les dessins étaient faux. C’est pourquoi pendant des décennies, les manuels et une grande partie de la littérature évolutionniste les présentèrent comme des éléments authentiques.

Les falsifications des dessins de Haeckel eurent un écho important dans la seconde moitié des années 90. Le 5 septembre 1997, le numéro du magazine Science publia “Haeckel’s Embryos : Fraud Rediscovered” (Les embryons de Haeckel : une fraude redécouverte). Cet article d’Elizabeth Pennisi expliquait que ces dessins étaient fabriqués :

L’impression que les embryons sont exactement similaires est fausse, dit Michael Richardson, embryologiste à l’école de médecine de l’hôpital St Georges à Londres… Alors lui et ses collègues firent leur propre étude comparative, réexaminant et photographiant les embryons triés selon l’espèce et l’âge des dessins de Haeckel. Voilà, les embryons “étaient étonnamment différents”, rapporte Richardson dans le numéro d’août de Anatomy and Embryology.58

Science rapportait qu’afin de démontrer la similarité entre les embryons, Haeckel retira délibérément quelques organes de ses dessins ou en ajouta d’autres imaginaires. L’article continue ainsi :

Non seulement Haeckel ajouta ou omit des caractéristiques, rapportent Richardson et ses collègues, mais il truqua également l’échelle pour exagérer les similarités entre les espèces quand les différences de taille étaient multipliées par dix. Haeckel brouilla encore davantage les différences en négligeant de nommer les espèces dans la plupart des cas, comme s’il suffisait d’un seul représentant pour un groupe entier d’animaux. En réalité, Richardson et ses collègues remarquent, même les embryons étroitement proches comme ceux des poissons varient pas mal dans leur apparence et dans le mode de développement. “Il semble que cela s’avère être le plus célèbre faux de la biologie”, conclut Richardson.”59

L’article explique que d’une façon ou d’une autre, les aveux de Haeckel furent gardés sous couvert depuis le début de ce siècle et que ses dessins continuaient à être étudiés dans les manuels comme s’ils étaient authentiques :

L’aveu de Haeckel se perdit après que l’utilisation de ses croquis dans un livre datant de 1901 intitulé Darwin and After Darwin (Darwin et après Darwin) et leur vaste reproduction dans les manuels anglophones de biologie.60

Un article dans le numéro du 16 octobre 1999 de New Scientist revint sur le mythe de l’embryologie de Haeckel :

[Haeckel] appela cela la loi biogénétique, et l’idée atteignit une renommée populaire sous le nom de récapitulation. En fait, il fut rapidement démontré que la loi stricte de Haeckel était incorrecte. Par exemple, l’embryon humain au tout début de son développement n’a jamais eu de branchies fonctionnant comme chez le poisson et n’est jamais passé par des étapes où il ressemble à un reptile ou à un singe adulte..61


La fraude de Haeckel passé à la loupe : les photographies d’embryons prises par l’embryologiste anglais Richardson en 1999 montraient à quel point les dessins de Haeckel étaient loin de toute réalité. Ci-dessus les dessins fictifs de Haeckel et d’authentiques photos en dessous.

Ainsi, ce qui pouvait être considéré comme la preuve la plus populaire de l’évolution – à savoir la théorie de la récapitulation – fut complètement invalidé.

Bien que les contrefaçons de Haeckel aient été dévoilées, une autre falsification proche de celle de Haeckel demeurait inaperçue : le darwinisme.

Darwin ne tint pas compte des opinions négatives des scientifiques à l’égard de l’interprétation de Haeckel lorsqu’il utilisa ses dessins pour renforcer sa propre théorie. Ce n’était cependant pas le seul point sur lequel le darwinisme déviait de la vérité. Il présenta, en effet, le point de vue de Karl Ernst von Baer – réputé le plus grand embryologiste de son époque – comme étant erroné. Icons of Evolution (Les icônes de l’évolution) de Jonathan Wells explique en détails que von Baer, opposé à la théorie de Darwin, la rejetait durement. Il était fermement contre les interprétations évolutionnistes de l’embryologie, formulant la règle que “l’embryon d’une forme supérieure ne ressemble jamais à une autre forme, mais seulement à son embryon”.62 Il affirma également que les darwinistes “acceptaient de manière dogmatique l’hypothèse évolutionniste de Darwin comme une vérité avant même qu’ils ne se mettent à observer les embryons.”63 Dans la troisième édition de L’origine des espèces, Darwin déforma les interprétations et les conclusions de von Baer afin de mettre en avant sa propre théorie. Wells explique :

Darwin citait von Baer comme la source de ses preuves embryologiques, mais sur le point crucial il déforma ces preuves pour les faire concorder avec sa théorie. Von Baer vécut assez longtemps pour récuser l’abus de Darwin concernant ses observations. Il fut un critique puissant de l’évolution darwiniste jusqu’à sa mort en 1876. Mais Darwin continua à le citer, faisant de lui un partisan de la doctrine du parallélisme évolutionniste alors qu’il y était explicitement opposé.64

En résumé, Darwin exploita les conditions scientifiques primitives de son époque pour établir des déductions fausses basées sur des préjugés. Il profita des limites de la communication afin de déformer les découvertes des autres scientifiques.

Les faits enfin – tard certes – dévoilés permettent d’assener un coup fatal au darwinisme. Darwin reçut le soutien de l’embryologie à travers les falsifications de Haeckel pour étayer sa théorie.65 Nombreux sont ceux qui furent trompés et, qui dans leur naïve ignorance, crurent qu’ils avaient eu autrefois des branchies.

Cela fait partie du passé. Dorénavant on sait que l’embryologie ne prouve pas le darwinisme. Désormais le même slogan peut s’appliquer au domaine de l’embryologie.